Ici : commencement du projet commun entre Elfe-Enchantée & Anachr0nistic nommé sobrement Aël.
Et la tranche de citron coula tout au fond de sa tasse de thé, comme lui se noyait dans sa peine. Comme ses espoirs qui se perdaient au fond d'une bouteille d'alcool. Comme son sourire qui s'ensevelissait sous des tonnes de regrets. Il leva les yeux, cachés sous des cheveux couleur des blés et regarda la vie s'agiter dans le café. Tout autour de lui. Cette gamine qui mangeait sa glace, le sourire rempli de vie. Ce gosse qui pleurait parce que son coca n'avait plus de bulles. Cet homme d'affaires stressé qui en était à son énième café. Ce vieux, appuyé doucement au comptoir, le visage marqué par des dizaines de rides, signe de l'épanouissement de sa vie. Triste ou joyeuse ? Impossible de savoir. Il regarda la vie fait son p'tit bout de chemin juste devant lui. La vie qui laissait son empreinte dans chaque seconde, chaque goutte de pluie, chaque rafale de vent, chaque rire d'enfant qui s'envole comme des oiseaux dans le ciel gris. Cette salope de vie qui lui a tout volé, qui l'a baisé et l'a laissé tomber ensuite. Cette salope de vie qui s'cache dans l'ombre et l'abandonne dans le noir. Mais dans cette obscurité il parvint quand même à voir une jeune fille s'asseoir en face de lui.
"Hé Aël ! Qu'est-ce que tu fais ici tout seul ? Te cache pas. Le soleil te demande, tu lui as encore volé sa couleur."
Aël regarda Tarah en souriant et passa machinalement ses doigts fins dans ses cheveux. Quand il faisait gris comme aujourd'hui elle le taquinait souvent en lui disant avoir volé la belle couleur éclatante du soleil pour la cacher dans ses cheveux. Oui. Aël avait de beaux cheveux bonds. Oui. Il avait aussi de grand yeux verts, des muscles bien marqués et tout ce qu' il faut pour être exceptionnellement beau. Et non, Aël n'était pas heureux. Toutes ces filles qui gloussaient ou souriaient bêtement en le croisant, il avait envie de leur cracher à la gueule. Non, Aël n'aime pas sa vie parce que la vie ne l'aime pas. La vie n'aime que sa beauté et lui il déteste la laideur de la vie.
"Dis au soleil que je ne viendrais pas à son rendez-vous. Je préfère être un voleur et ne pas vivre dans un monde où la vie et les gens me narguent sous un ciel trop bleu. Moi je vis uniquement sous un ciel gris, j' veux pas plus. J'mérite pas plus."
Avant de se lever de sa chaise il lança un regard vers le fond de la salle. Le portrait de cette danseuse étoile. Juste en dessous, une table et une chaise vide. Elle était déjà partie. Juste quand Tarah était arrivée sans doute. Soupir. Un soupir de plus qui le tire un peu plus fort vers le fond d'un gouffre sans fond. Il déposa alors un billet sur la table, prit Tarah par la main et sortit du café sans avoir bu une gorgée de thé. Dehors il s'était mis à pleuvoir. Tant mieux. Il aimait marcher sous la pluie.
"Hé Aël ! Qu'est-ce que tu fais ici tout seul ? Te cache pas. Le soleil te demande, tu lui as encore volé sa couleur."
Aël regarda Tarah en souriant et passa machinalement ses doigts fins dans ses cheveux. Quand il faisait gris comme aujourd'hui elle le taquinait souvent en lui disant avoir volé la belle couleur éclatante du soleil pour la cacher dans ses cheveux. Oui. Aël avait de beaux cheveux bonds. Oui. Il avait aussi de grand yeux verts, des muscles bien marqués et tout ce qu' il faut pour être exceptionnellement beau. Et non, Aël n'était pas heureux. Toutes ces filles qui gloussaient ou souriaient bêtement en le croisant, il avait envie de leur cracher à la gueule. Non, Aël n'aime pas sa vie parce que la vie ne l'aime pas. La vie n'aime que sa beauté et lui il déteste la laideur de la vie.
"Dis au soleil que je ne viendrais pas à son rendez-vous. Je préfère être un voleur et ne pas vivre dans un monde où la vie et les gens me narguent sous un ciel trop bleu. Moi je vis uniquement sous un ciel gris, j' veux pas plus. J'mérite pas plus."
Avant de se lever de sa chaise il lança un regard vers le fond de la salle. Le portrait de cette danseuse étoile. Juste en dessous, une table et une chaise vide. Elle était déjà partie. Juste quand Tarah était arrivée sans doute. Soupir. Un soupir de plus qui le tire un peu plus fort vers le fond d'un gouffre sans fond. Il déposa alors un billet sur la table, prit Tarah par la main et sortit du café sans avoir bu une gorgée de thé. Dehors il s'était mis à pleuvoir. Tant mieux. Il aimait marcher sous la pluie.
Elfe.
Photographie : Tears_by_cocktail-cactus.dA
